La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
un rond de danse et de douceur,
auréole du temps, berceau nocturne et sûr.
Mon Arlequin, mon Aventurier, ma Nuit,
mon bonheur, ma passion.
Ailes couvrant le monde de lumière, bateaux
chargés du ciel et de la mer,
chasseurs des bruits et sources des couleurs,
parfums éclos d’une couvée d’aurores
qui gît toujours sur la paille des astres.
Le rire s’est tu, les mots ne sont plus –
et plus près, plus profond, plus tendre,
plus ardent – et puis cette tout à fait
insoutenable volupté, que tu
sais si merveilleusement, si savamment prolonger.
Comme le jour dépend de l’innocence
le monde entier dépend de tes yeux purs
dans leurs regards.
Foto di: Francesco Galdieri







